Mon chemin vers l’HypnoNaissance®
Mes prises de conscience autour de l’enfantement

J’ai été familiarisée et formée très jeune et moins jeune à de nombreuses techniques de développement personnel telles que la méthode Silva, la Sophrologie, la Méditation en pleine conscience, l ‘Hypnose, la Programmation Neuro Linguistique, l’EFT, les Mouvements Oculaires, la méthode NERTI, la Cohérence Cardiaque et aux techniques de Coaching.
J’ai toujours été passionnée par tout ce qui touchait au comportement humain, à la spiritualité et au quantique. Un parcours universitaire autour des langues et du commerce ne me prédestinait pas du tout à donner des cours d’HypnoNaissance®. Les années avançaient, la vie me montrait ses différents chemins et j’en suivi certains. Toutes les expériences de ma vie m’ont amené précisément là où j’en suis aujourd’hui. Tout a fini par avoir du sens. Je n ‘ai pas tout de suite été passionnée par la naissance. Ce n’est que lors de la naissance de mon troisième enfant que j’en vis vraiment l’importance. Enseigner des couples à accompagner leur bébé vers la vie m’enthousiasme chaque jour et me revitalise.
Mon premier bébé

Les premières contractions furent des sensations de serrement inconfortables mais sans plus. Mon chemin vers la compréhension de la globalité de la naissance allait enfin commencer.
Ma mère bien intentionnée remplie d’empathie et aussi d’inquiétude me dit après 2 heures de travail « ça va devenir plus fort et ce sera moins gérable, prépare toi, prends le temps de respirer profondément ».
Il lui était important de me préparer car pour nombre d’entre nous la naissance est obligatoirement un moment dur à passer surtout pour un premier enfant. La peur de notre entourage induit subtilement et inconsciemment que c ‘est un passage difficile dans la vie d’une femme. Cette croyance est profondément engrammée dans notre inconscient à tous sur plusieurs générations voir plusieurs siècles.
Je me préparais donc à la puissance future des contractions.
Quelle a été la part de création de peur dans mon esprit à ce moment là ? personne ne pourra jamais le dire .
La naissance de mon premier fut très pénible, longue avec un travail qui traîna en longueur sans aucune pause entre les contractions dans les dernières heures.
Mon bébé avait le dos à droite et n’appuyait donc pas correctement sur le col, des douleurs difficilement supportables dans les reins m’envahissaient, la douleur irradiait jusqu’au bas des cuisses et j’étais complètement paralysée par la douleur. Tout ce qu’on m’avait dit sur la naissance prenait enfin tout son sens, c ‘était pire que ce que j’avais imaginé.
Mon périple n’allait pas s’arrêter aux douleurs du travail .
J’ai finalement également eu la chance de pouvoir découvrir les affres de l’épisiotomie et les joies d’être recousue sans anesthésie pour finir par ne plus savoir comment m’assoir sans douleur au moment où j’aurai dû être alerte pour pouvoir donner le meilleur de moi même à mon bébé.
J’étais profondément convaincue qu’accoucher était vraiment difficile et douloureux . Pendant les mois qui ont suivi je me suis dit que je ne voudrais plus jamais avoir d’enfant et revivre un moment pareil.
Je n’avais pas demandé la péridurale car je me disais que je devais gérer et que cela devait être probablement initiatique pour devenir une bonne mère. Le fait que j’avais été moi même mis au monde sans péridurale a peut être joué dans cette prise de position.
J’en ai également conclu que les techniques de contrôle mental n’étaient pas si efficaces que ça sur l’accouchement, une nouvelle croyance limitative pointait le nez .
J’ai découvert ce jour là que donner la vie était un acte héroïque.
Mon fils adulte est devenu militaire et est extrêmement courageux.
Mon deuxième bébé

J’étais décidée à ne plus revivre une naissance compliquée. Je me mis à chercher des méthodes pour accoucher en étant plus proche de la nature humaine et à part des cours en piscine et de sophrologie je ne trouvais rien. Nous n’avions pas d’internet à cette époque.
Je réfléchissais pour accoucher à la maison mais c’était un grand pas.
J’avais peur de la clinique mais en fait j’avais peur tout court.
En plein milieu de la grossesse nous emménageons à Prades le lez et je rencontre Françoise, une sage femme extraordinaire qui accouche à domicile.
Nous décidâmes de franchir le pas. La naissance fut intime et sereine mais un peu inconfortable.
L’intimité que j’avais avec le papa m’aida à me recentrer et à me détendre. Nous avons pu accueillir notre bébé ensemble. Moi sur un siège de naissance, par peur d’avoir une seconde épisiotomie (j’ai eu au final une toute petite déchirure en me disant que c’était obligé car j avais déjà eu une épisiotomie) et le papa derrière moi à me soutenir. Cette seconde naissance a effacé la peur. J’ai découvert ce jour là, grâce à ma fille, qu’une naissance pouvait être douce et joyeuse.
Ma fille adulte est une jeune femme ancrée, pleine de vie et joyeuse.
Mon troisième bébé

Je pensais que je pouvais vivre une naissance plus facile encore, de part mes lectures et mes recherches. En plus je le sentais comme si mon bébé me parlait.
Evidemment on l’a accueilli à la maison. J’ai eu un travail facile et rapide et avec une sensation de contentement et de satisfaction après chaque vague du travail. Dès le début des vagues je ressentis le besoin d’être dans l’eau.
Dans la torpeur de l’eau chaude, me caressant et m’enveloppant, les sensations étaient agréables, je devins alors persuadée du pouvoir anesthésiant de l’eau chaude sur mes sensations corporelles.
Le papa qui ne savait pas du tout quoi faire, s’ennuyant presque face à mon calme était parti regarder la télé.
A aucun moment je n’ai eu envie de l’appeler, je me sentais plus connectée, concentrée et plus puissante dans le silence avec la connexion unique que j’avais avec mon petit.
Les passages furtifs du papa à la porte me semblaient complètement étrangers à mon expérience.
Plus tard je réalisa que sa présence aurait été au combien importante pour des relations futures saines avec son enfant, sa prise de responsabilité en tant que père et l’harmonie familiale.
Seule dans cette baignoire en triangle spacieuse, je reprenais mon pouvoir.
Françoise fut appelée très rapidement, elle n’habitait pas loin elle est arrivée très vite.
Ne pouvant pas croire que le bébé arrivait déjà je ne m’étais pas du tout préparée à sortir de la baignoire.
Lorsque Françoise m’annonça qu’il allait bientôt sortir, la peur s’empara de moi car dans mon esprit il était impossible qu’il puisse traverser la naissance en restant en vie si je mettais trop longtemps à le pousser. Il allait s’y noyer. Mon cerveau reptilien était en alerte totale, il fallait me sortir de cette baignoire à tout prix.
Malgré les encouragements de Françoise pour accueillir mon bébé dans l’eau je ne pouvais réfléchir, la peur prenait le dessus. J ‘étais comme un animal, privée de raisonnement.
En quelques secondes, Françoise et le papa font tout pour m’aider à sortir de l’eau. Mon corps tellement relaxé est lourd et mou. Ce fut un vrai challenge et plus tard ma plus grosse prise de conscience.
Les sensations agréables, en un claquement de doigt, donnèrent la place à des douleurs.
Je pensais intimement que l’eau était ce qui avait fait de mon expérience un moment si agréable et satisfaisant.
Je quittais l ‘eau chaude, le bien être, la douceur et les douleurs arrivaient. Un ancrage puissant.
Pendant que je m’installe sur le lit, le temps de reprendre mes esprits.
J’entends : « Aurore, c’est le moment de pousser. »
Je prends une grande respiration, me prépare à pousser, mais en en claquement de seconde mon bébé est déjà sorti.
Ma pensée à ce moment là précis se fige : je n’ai pas fait ce qu’il fallait, il doit y avoir un souci.
Le silence est assourdissant. Ne doit il pas pleurer ? Ou pousser son premier cri ? Est il vivant ?
L’angoisse m’envahit.
« Françoise tout va bien ? Je ne l’entends pas.«
« Tu veux que je le fasse pleurer ?«
Quel soulagement, il est vivant !
Grâce à cette troisième naissance, j’ai ressenti physiquement qu’un bébé pouvait arriver sans être poussé, qu’un bébé pouvait naître sans un cri et que l’eau avait un pouvoir anesthésiant.
Cette naissance avait tellement de sens ! Les pièces du puzzle commençaient à s’emboiter.
Mon dernier, jeune homme vif est toujours pressé, voulant toujours faire tout, tout seul, sûr de lui dans beaucoup de situations. L’avenir nous dira quel adulte il choisira de devenir.
Mon envie de transmettre
Quand j ‘ai réalisé la puissance personnelle qu’on pouvait acquérir grâce à l’enfantement, j’ai absolument voulu le partager autour de moi. Malheureusement je n’ai jamais réussi à faire passer ce dont j ‘avais pris conscience, je n’avais pas tous les éléments du puzzle.
Lorsque j’ai entendu pour la première fois parler d’HypnoNaissance®, j’étais à un séminaire sur l’hypnose et le soir même je lisais le livre de Marie Mongan. J’ai été transportée et transcendée. Au fur et à mesure de ma lecture tout s’éclairait, comme si le puzzle prenait forme et se finalisait devant moi. Son livre abordait tout ce que je rêvais de transmettre d’une manière si pédagogique et si pratique.
L’eau n’avait pas vraiment des pouvoirs anti douleur, mais mon propre corps en état de détente profonde, lui en avait.
La nature est bien faite, notre corps est doté d’un pouvoir anesthésiant et la peur peut engendrer la douleur.
La peur que mon bébé se noie en l’espace de 5 minutes a transformé mes vagues de travail en contractions douloureuses.
Mon voyage à travers la naissance et ses infinies possibilités démarra à cette prise de conscience.
Lors de ma formation de praticienne Hypnonaissance®, je découvris tous ses petits exercices progressifs pour transformer nos croyances et nous amener en tant que parent à changer de paradigme face à la naissance en général.
J’ai été bouleversée d’entendre, de voir et de ressentir tous les témoignages.
J’ai eu la chance de pouvoir suivre cette formation en Angleterre et de découvrir qu’en France nous étions à la traîne pour une prise en charge des mamans dans la douceur et c’est devenu mon leitmotiv : faire connaître cette méthode au plus grand nombre.
Lors des festivals de l ‘école de la vie sur Montpellier j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup d’enfants qui avaient déjà une idée toute faite de ce que devait et pouvait être une naissance, ce fut une grande satisfaction pour moi de semer des graines différentes dans leurs esprits.
La naissance est la porte d’entrée sur la vie, sur notre monde.
Réfléchissez un instant à comment vous aimeriez être accueilli pour des fêtes de Noël par exemple. Qu’aimeriez vous y voir ? Qui aimeriez vous voir ? Quelle luminosité voudriez vous percevoir ? Quelles senteurs voudriez vous sentir ? Quel air voudriez vous respirer ? Quelles émotions voudriez vous lire sur les visages ? Quelle énergie voudriez vous ressentir ? Qui et qu’est ce que vous voudriez toucher et par qui et par quoi vous voudriez l’être?
Pour une humanité dirigée vers la réalisation de son plein potentiel, la naissance a une importance presque sacrée.
Comment pourrait on être étonné du lien tellement évident entre la manière dont on donne la vie et la construction du caractère de nos enfants ?
Les expériences de rebirth nous montrent que nous pouvons débloquer des situations émotionnelles et relationnelles. Pourquoi ne pas commencer à la porte d’entrée, pendant la construction du bébé et même avant sa conception ? Se préparer à accueillir un bébé est tellement magique et merveilleux . Un bébé conçu dans l’amour et dans le plaisir devrait venir au monde dans la souffrance ? Est ce logique ?
Comme Marie Mongan le dit si bien dans son livre « Je ne pouvais pas croire que ce dieu d’amour pouvait commettre un geste aussi cruel que de nous créer en être sexués afin que nous nous unissions dans l’amour pour concevoir la vie et que, par la suite, donner naissance à nos enfants soit aussi atrocement douloureux« .
